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ALERTE ROUGE

De nouvelles exigences de test de dépistage, des vérifications à la frontière, le tout sur fond de nouveaux variants, c'est du déjà vu, et c'est l'évolution du covid début 2023. Pour l'heure les restrictions frappent les voyageurs chinois notamment après un relâchement plutôt soudain et extraordinaire des restric-tions de l'an passé qui s'est vite traduit par une explosion des nouveaux cas et de décès; une propagation rapide de la pandémie qui risque, selon des experts, de mener à de nouveaux variants. 


Le plus récent est d'ailleurs en pleine expansion, un XBB.1.5 qui a déjà rejoint nos côtes et serait plus transmissible, sans être plus agressif. C'est un peu merci à la vaccination de masse en Amérique du nord et en Europe... qui n'a pas été aussi répandue dans le pays d'origine de la pandémie. 


Les conséquences en Chine ont été mirobolantes après l'abandon éclair de ce qui étaient jusqu'à tout récemment les mesures les plus restrictives au monde. La semaine dernière on faisait état de 60000 morts lors du dernier mois, mettant fin à des semaines d'opacité malgré les appels à la transparence de l'OMS. Le chiffre est dix fois celui qui avait été rapporté pour la Chine... depuis le début de la pandémie. 


La mort de certaines personnalités aurait mis la puce à l'oreille ainsi que les attroupements près des salons funéraires et des sites crématoires. Parmi les victimes de renom Tang Weiguo, fondateur sexagé-naire de Shanghai Kehua Bio-Engineering, ainsi que la chanteuse d'opéra de 39 ans Chu Lanlan et le danseur  et politicien Zhao Qing, mort à 87 ans. Conséquence, plus d'une douzaine de pays imposent des tests à l'entrée aux visiteurs chinois, une mesure jugée discriminatoire selon Pékin, malgré son propre et soudain retournement de veste récent. 


Mais plusieurs spécialistes doutent de l'efficacité de cette exigence, alors des Chinois vont se déplacer en grand nombre à l'occasion du nouvel an lunaire, y voyant plutôt un acte politique. Etats-Unis, Canada et plusieurs pays européens ont imposé cette exigence, qui de l'avis de Kerry Bowman de l'Université de Toronto constitute "absolument un geste politique qui n'est pas fondé sur la science à ce stade". Il ajoute: "Nous n'en sommes plus aux premiers jours de la pandémie alors je pense que c'est largement politique." 


D'autres experts estiment que tester tous les passagers serait impopulaire mais beaucoup plus efficace pour détecter les nouveaux variants, tout en tenant compte de l'analyse des égoûts. On en apprend toujours du nouveau sur ce virus qui a subi de nombreuses mutations depuis le début de la pandémie. L'autopsie de 44 victimes du covid aurait révélé que le virus se répand non seulement dans le système respiratoire mais à travers le corps, du cerveau aux autres organes dont le coeur, y survivant parfois pendant des mois. 


En Amérique du nord c'est New York qui enregistre le plus de cas du nouveau variant, et la métropole poursuit ses efforts afin de freiner la progression du virus, encourageant les citoyens lors de bombreuses campagnes à "faire leur part" en gardant leurs vaccins à jour et conservant des tentes de dépistage du covid sur plusieurs trottoirs de Manhattan, notamment en face du fameux Empire State Building sur la 34ème rue. 


Mais aux Etats-Unis également, le taux de vaccination n'est pas au niveau espéré par les autorités saintaires. Fatigue vaccinale, certes, mais le manquement est aussi dû aux fausses informations sans cesse véhiculées sur les réseaux sociaux. A titre d'exemple, les fausses rumeurs qui ont vu le jour après l'effondrement hautement médiatisé d'un joueur de football des Bills de Buffalo au premier quart d'un match récent, après avoir reçu un choc à la poitrine. 


Ces rumeurs voulaient que ceci ait un lien avec le vaccin contre le covid plutôt que le coup encaissé par le joueur lors du match. En Chine les médias sociaux ont été aussi conséquents à propos de la ligne dure de Pékin, la circulation d'images de manifestations parfois violentes en décembre mettant un terme aux restrictions. 


Parfois les fausses infos viennent de sources plutôt officielles à première vue, dont certains membres extrémistes du congrès américain. Récemment un membre du parlement britannique, Andrew Bridgen, faisait l'objet d'une suspension pour avoir fait circuler de fausses infos sur le vaccin. A présent la propagation du virus atteint de nouveaux sommets en Chine, contaminant possiblement 90% des habitants de la province de Henan, la troisième la plus peuplée. La politique zéro covid donne-t-elle dorénavant lieu au 100% covid? Et ce avant même les grands départs des vacances du nouvel an lunaire, les premières sans restrictions depuis le début de la pandémie? 


Résultat, non seulement certains pays referment la porte aux ressortissants chinois, ils recommandent à leurs citoyens d'éviter les déplacements non essentiels en Chine, pays à nouveau paria, qui pourtant au plus fort de la crise occidentale avait lui-même allégé ses politiques. Pour combien de temps encore ce monde à deux vitesses? Même les virus divergent, celui de BF.7, plus transmissible aussi, se limitant pour l’instant encore à la Chine. 


Mais l'explosion de cas en Chine pourrait avoir des conséquence pour la planête si elle chambarde le secteur manufacturier. Ceci dit, à l'instar de la Chine, d'autres pays devraient également voir la réalité d'en face, notamment en Europe. Un expert anciennement de l'OMS, Daniel Acuna, accuse le continent de voir la vie en rose.


UPHEAVAL IN THE AMERICAS


Between the chaos unleashed after the arrest of a drug lord's son in the host country and tensions in Brazil after protesters stormed public institutions, there was much to discuss as the three amigos met for their latest summit in Mexico. 


US president Joe Biden, Justin Trudeau and host Andres Manuel Lopez Obrador condemned the attacks against Brazil's legislature, presidential palace and supreme court, nearly two years to the day after the Jan. 6 storming of the Capitol in Washington. 


In both countries protesters supporting a populist's failed re-election bid had gathered in great numbers to dispute the vote, causing chaos and destruction, as their neighbors looked on in disbelief. Like Donald Trump, ousted right wing populist Jair Bolsonaro had cast doubts about the result of recent presidential elections, narrowly lost to leftist Lula da Silva, a message of rejection which was echoed loudly on some social media platforms, accused of inflaming tensions in the deeply divided South American country. 


Security forces were sent to calm the situation in the capital Brasilia, arresting hundreds. This turn to violence over politics isn't new to the continent. The events in fact closely followed a  similar outburst by supporters of ousted Peruvian president Pedro Castillo, impeached and jailed last month. Supporters demanding his release set up roadblocks which caused major disruptions that lasted for weeks. 


As the three leaders, gathered to discuss migration and other issues they have been struggling with, mulled over the ramifications of the Brazilian riot, the host country was struggling to contain the violent aftermath of the arrest of the son of jailed drug lord Joaquin "el Chapo" Guzman, sparking violent attacks by drug gangs in a number of areas of the country, causing nations, including Canada and the US, to issue travel advisories targeting this very popular winter travel destination. 


Ovidio Guzman's extradition to the US was put on hold in the aftermath of his arrest, an operation which resulted in the death of 29 people. The US accuses him of being “a senior member of the Sinaloa cartel.” He had previously been arrested in 2019 but released soon after by the current president, who feared further bloodshed. The year certainly began on an alarming note in the Americas, but some see a silver lining despite the clashes. 


Timed right before the three amigos meeting, the arrest in Mexico may have been a way for Obrador to show his visitors that he is “in control of the armed forces and Mexico’s security situation,” according to Gladys McCormick, a Mexico-US relations specialist at Syracuse University. The violence abated soon afterwards. Brazil's security forces also quickly regained control of the situation in the capital, in a crackdown which arrested some 1,500 and resulted in injuries but no deaths, a notable outcome in a country marked by the excesses of military dictatorship. 


 Encouragingly, pro-democracy protests later condemned the riots but some suspect the military was supportive of the Bolsonaro camp. The amigos were also following another troubled spot, Haiti, still  mired in gang-related violence.


GRANDS RETOURS

Depuis quelques années le mouvement de restitution des oeuvres d'antiquité aux pays d'origine prend de l'ampleur, mais la pièce manquante, et de résistance, reste les marbres du Parthénon, encore logés au British museum, loin des côtes del la mer Egée, mais pour combien de temps encore. 


Récemment le prestigieux musée londonien confirmait que des "discussions constructives" étaient en cours avec les autorités grecques à propos des pièces inestimables dont la création précède la naissance du Christ. Les appels au retour ne datent pas d'hier et ont été nombreux depuis leur exportation par le Lord Elgin au XIXe siècle, mais la frise pourrait faire l'objet de la plus spectaculaire restitution du genre depuis le début de la campagne internationale des dernières années. 


En 2011 le musée californien Paul Getty retournait à l'Italie la statue de la déesse Morgantina, une pièce acquise par le musée en 1988 qui s'était avérée pillée et exportée illégalement par des intermédiaires pas toujours transparents. La statue est désormais au musée archéologique d'Aidone en Sicile, ayant, comme plusieurs autres pièces à travers le monde retrouvé sa patrie d'origine. 


En 2012 le musée Yale Peabody renvoyait au Pérou des milliers de pièces déterrées au Machu Picchu dont bijoux, céramiques et autres objets désormais retrouvés à Cuzco, cité névralgique pour tout visiteur du grand site péruvien faisant partie du patrimoine de l'UNESCO. Les deux partis étaient fiers que ce retour ait eu lieu après des tractations diplomatiques plutôt que sous une obligation judicière, ce qui n'a pas toujours été le cas dans ce genre d'affaire. 


Le musée d'art métropolitain de New York a notamment en 2006, et après de longues années de contentieux, dû retourner un vase grec ainsi que plusieurs autres oeuvres en Italie. Mais le retour du Yale Peabody a un peu ouvert les vannes, permettant au Pérou de se lancer à la conquête d'autres objets éparpillés à travers le monde, notamment des textiles retrouvés en Suède. 


Plus récemment, en 2021, c'était à plusieurs musées européens de renvoyer des pièces d'art dans leur pays d'origine, en Afrique notamment, butin d'un colonialisme à present condamné. Le retour de bronzes du Bénin du Quai Branly à Paris ont notamment fait la manchette, tout comme le retour d'une statue de bronze du Bénin, rapatriée au Nigéria. Mais ce n'est qu'un début. 


En 2018 une analyse du gouvernement français estimait à 90% la part de l'héritage culturel africain retrouvé dans divers musées occidentaux. Et pas tout le monde était près à envisager un renvoi des pièces les plus populaires. A cette époque, le maire de Londres Boris Johnson, devenu premier ministre par la suite, insistait notamment sur le fait que la frise de 75 mètres du Parthénon avaient été acquise "dans la légalité... selon les lois appropriées à l'époque." 


Les rumeurs actuelles laissent plutôt entendre la possibilité d'un prêt à long terme entre le British museum et Athènes dans le cadre d'un “échange culturel” qui éviterait au musée de démanteler sa collection, sans enfreindre la loi qui l'interdit de céder une partie de sa collection. 


Mais la Grèce n'y voit qu'une entente temporaire, estimant que les objets ont été effectivement pillés à une époque où la Grèce était sous occupation ottomane. Mais certains experts regrettent la perpective d'un tel transfert, même en Grèce. L'ancien directeur de musée d'Athènes Dimitris Michalopoulos estime que la frise serait bien mieux entretenue si elle demeurait en Grande-Bretagne.



DEFIANT STILL


As the new year began and with it the prospect of more months of bloodshed in Ukraine, there was no sign of despair in the battered country. If anything, its determination to prevail was stronger than ever, president Volodymyr Zelensky, in a holiday message, calling for "patience and faith" as the cold of winter gripped the country wracked by power failures. 


"In this battle, we have another powerful and effective weapon," he said, speaking with the steely determination that has become the war-time trade-mark of the former comedian. "The hammer and sword of our spirit and consciousness. The wisdom of God. Courage and bravery. Virtues that incline us to do good and overcome evil." 


After over 300 days of attacks such words never seemed to get old. The call for sacrifice, as poignant as ever, even as new rocket fire targeted Kherson, killing a dozen people on Christmas eve. The follow-ing day Ukraine replied, hitting a Russian bomber base using drones. 


Kyiv was no longer giving much thought to Vladimir Putin's half-hearted call for negotiations, almost plead-ing: "We are ready to negotiate with everyone involved about acceptable solutions, but that is up to them - we are not the ones refusing to negotiate, they are," Putin told Rossiya 1 state television, shortly after finally describing the conflict with Ukraine as war for the first time. 


But Ukraine has lost too much to back down now. "Russia single-handedly attacked Ukraine and is killing citizens," a Zelensky adviser Mykhailo Podolyak tweeted. "Russia doesn't want negotiations, but tries to avoid responsibility."  The US agreed Moscow was just posturing, days after having received Zelensky in a rare foreign visit. His message to Congress has been just as poignant and defiant. 


"Against all odds and doom-and-gloom scenarios, Ukraine didn’t fall. Ukraine is alive and kicking," he said to U.S. lawmakers. "It gives me good reason to share with you our first joint victory: We defeated Russia in the battle for minds of the world. We have no fear, nor should anyone in the world have it. Ukrainians gained this victory, and it gives us courage which inspires the entire world." 


Ukraine wasn't alone, in fact had never been, receiving billions in military and other support from Western countries determined still to ensure Russia's failure, making increasingly daring military deliveries to their ally, including Patriot missile defenses. "If your Patriots stop the Russian terror against our cities, it will let Ukrainian patriots work to the full to defend our freedom," Zelensky told Congress. 


Putin said he was "100% sure" his military could "weed out" the weapon system, which he described as "fairly outdated", but then again he had been quite sure about a quick victory in Ukraine. The US announced $1.85 billion in new security assistance, and this support was money well spent, Zelensky stressed, an investment into a democracy being challenged across the world. "Your money is not charity. It’s an investment in the global security and democracy," he said. 


But Ukraine still "lacks the long-range strike capability and other offensive equipment it needs to maintain its momentum," argued a RANE intelligence analysis, some-thing it wasn't sure to acquire despite Zelensky's pleas in Washington amid thunderous applause in the legislature. But the targeting of the Engels air base in southern Russia, nearly 900km from Ukraine's border, showed Kyiv's growing reach using unmanned drones. It followed two other attacks in the region earlier in December. 


This sparked a call for tightened security measures in Russia that, if carried out, did not appear to prevent further attacks, leaving the governor or nearby Saratov to try to reassure citizens there was "absolutely no threat to residents." The war has however reached well into Russia by now, sparking cries from families of soldiers sent to the front. In his address to Congress Zelensky said another battle for freedom had to be waged, one by Russians against their own regime. 


"The Russians will stand a chance to be free only when they defeat the Kremlin in their minds," he said. "Yet, the battle continues, and we have to defeat the Kremlin on the battlefield." Of course there was only defiance from the Kremlin, Putin making his longest and most aggressive new year's message as the country's easternmost of its 11 time zones ushered in the new year, calling 2022 "a year of hard, necessary decisions." 


Russian officials sometimes even went as far as describing Russia's attacks as heroic efforts to "defend their fatherland." But as a new barrage of missiles landed in Ukrainian cities, including the capital, Ukraine lashed back with its usual defiance, Kyiv governor Oleksiy Kuleba saying "the terrorist state once again shows its cynicism. Even on New Year's Eve it continued to launch massive missile strikes," adding Russia did this "because it knows that for us it is the New Year, and for them it is the last." 


Addressing Russians, Zelensky, in his own year-end address, said Putin's attack was "burning "your country and your future." The new year attacks were preceded by the most important barrage of Russian strikes since the invasion, a sign Putin was not willing back down on his offensive despite making previous offers for negotiations. But Ukraine has been striking back with perhaps its most terrifying salvo, hitting barracks with its US-acquired HIMARS rockets in occupied Donetsk and reportedly killing hundreds of Russian soldiers in what would be among the deadliest days of the war. 


While the Kremlin is facing internal criticism for the mounting losses, military analysts in the West point out Ukraine's successes may only prolong the conflict by boosting support for Russian troops at a time of flagging morale. Recently Moscow said it would send clowns and other performers to boost troop morale, an effort not certain to succeed.


ELECTION VIDE


Douze ans après le printemps arabe on a depuis longtemps dépassé le seuil de la désillusion en Tunisie et crevé les rêves de démocratie qui pouvaient accompagner la disparition du despote qui régnait alors. 


À peine 11% des électeurs ont voté lors du premier tour d'un scrutin parlementaire largement boycotté par la plupart des partis politiques en décembre, un parlement, il faut l'avouer, sans véritable pouvoir un peu plus d'un an après le coup d'état constitutionnel du président Kaïs Saïed. 


La coalition d'opposition Front de salut national estime d'ailleurs que ce dernier a perdu toute légitimité en raison du faible taux de participation, en partie expliqué par la réforme électorale interdisant toute affiliation politique pour les candidats, qui d'ailleurs étaient peu connus. 


« C’est un grand désaveu populaire pour le processus enclenché en juillet 2021 quand Saïed a gelé la législature et limogé son premier ministre, s’arrogeant tous les pouvoirs, déclarait après le scrutin Ahmed Néjib Chebbi, le chef de la principale coalition d’opposants en Tunisie, appelant le président à «quitter ses fonctions immédiatement » et exigeant de nouvelles élections présidentielles. 


Le taux de participation a été bien plus faible que les prognostics les plus pessimistes le prédisaient, selon le politologue Hamadi Redissi: « C’est un désaveu personnel pour M. Saïed qui a décidé tout, tout seul », dit-il en entrevue à l'AFP. Mais alors que «sa légitimité est en cause» il note qu'«il n’existe aucun mécanisme juridique pour destituer le président ». 


L'appel à la mobilisation et aux manifestations se bute lui-même à la division de l'opposition. Le parlement, comme l'opposition, est également affaibli depuis l'adoption d'une constitution en été qui a réduit les prérogatives de la législature. 


"Il y a un vide politique qui s'est créé en Tunisie aussi bien du côté de l'opposition que dans le camp présidentiel, qui n'a ni parti ni mouvement pour relayer ses messages au sein de l'opinion publique", estime le chercheur Vincent Geisser. 


C'est le pays de manière générale qui est affaibli, à la fois par l'important taux de chômage, qui était déjà d'actualité il y a plus de 10 ans, et l'inflation galopante accompagnée des pénuries de produits essentiels comme le lait, de sucre, de riz, sans parler de leurs effets d'apauvris-sement. 


Le report par le Fonds monétaire international à la nouvelle année d’un accord définitif sur un nouveau prêt de 2 milliards de dollars a également été perçu comme un rejet du gouvernement en place. "Ces élections ont renforcé les préoccupations occidentales sur le cap choisi par le président Saïed, aussi bien sur le plan politique et démocratique que sur le plan économique, ajoute Geisser. 


Les partenaires occidentaux ont l'impression qu'il gouverne par la rhétorique en désignant des responsables de la situation socio-économique mais sans avoir de réel programme." En attendant le ministre de l'économie admet que "l'année 2023 sera difficile". 


THE FAILED COUPS

They were brief affairs of a few hours in small nations that ultimately met with failure but enough to inspire broader questions about Africa's struggle with democracy. Months after Sao Tome lived through a failed coup attempt, the small nation of Gambia said in December it had avoided the fate of so many countries across the continent in recent years. Some more than once. 


Half a dozen soldiers were arrested and others sought for their attempt to topple the government, an act condemned by the president of neighboring Senegal, who also heads the African Union: "The UA vigorouly rejects any attempt to take power by military means and is in solidarity with the Gambian government." 


President Adama Barrow was re-elected in 2021 after intially taking power in 2017, ending decades of dictatorship. Some see former strongman Yahya Jammeh behind the recent attempt, citing a meeting during which he said, days before the arrests, he would return to the country from exile in Guinea to reclaim his post. 


"What's happening to the African continent?" enquired Burkina Faso online site Wakatsera. "Between failed coup attempts and successful coups democracy is looking for itself." It was no small irony the site was based in Ouagadougou, which saw not one but two coups take place last year alone, joining other countries where the military has taken over. 


But while attempts failed in Guinea Bissau and Mali this year (one had been successful there both in 2021 and 2020), the ones in Burkina Faso, in January and September, prolonged the continent's history of assaults on democracy and constitutional order. Though these days soldiers tend to topple other soldiers. 


Barrow was in the midst of a reform of his security services when the latest coup attempt took place. He had already faced one shortly after he initially took power. A regional force mostly made of Senegalese soldiers ensures his security since Barrow's rise to power. This choice of foreign troops irritates some members of the brass in the small nation of 2.5 million surrounded by Senegal. 


Troops from Ghana and Nigeria also protect key transport infrastructures. A former minister has also separately been arrested for producing a video suggesting Barrow would be toppled in this year's local elections. 


An investigative commission has been launched into the coup attempt, the government claiming it has already uncovered wider internal and external, as well as civilian, support for the coup. Plotters were said of targeting electrical installations as well as radio stations and the airport, while going after high-placed government officials. 


The outlook hardly looks encouraging for the months ahead. Right before Christmas Burkina Faso expelled a UN coordinator for warning that country faced "chaos" in the coming months, as a UN mission gets underwa to assess the country's situation.


CALME APRÈS LA TEMPÊTE


Après des semaines de tensions parfois violentes, la crise semblait de dissiper en début d'année au Pérou, théâtre de manifestations et blocages depuis la destitution du président Pedro Castillo en décembre, mais le calme durera-t-il jusqu'à la tenue des prochaines élections? 


L'actuelle présidente Dina Boluarte avait rejeté les appels à la démission et demandé au congrès de convoquer des élections générales anticipées alors que le compte de morts augmentait lors de cette crise qui paralysait plusieurs axes routiers et transports à travers le Pérou. 


Le tout avait dégénéré début décembre lorsque Castillo a tenté d'organiser un auto-coup d'État avec pour but de fermer le parlement et de gouverner par décret. Il fut promptement arrêté alors qu'il tentait de rejoindre l'ambassade du Mexique pour demander l'asile après avoir été destitué par le congrès. 


Il fait actuellement l'objet d'accusations de rébellion et de complot, des accusations qu'il rejette, se considérant toujours un chef d'état en fonction. Ses supporters avaient pris le contrôle de plusieurs axes routiers lors d'une crise qui a isolé plusieurs régions et quelque temps pris en otage des centaines de touristes étrangers, notamment venus visiter le site archéologique de Macchu Picchu. 


"Ce n'est que par le calme, la cordialité et un dialogue sincère et ouvert que nous pourrons travailler (...) Comment pouvons-nous nous battre entre Péruviens, gâcher nos institutions, bloquer les routes?" déclarait la première présidente de la nation andine, déplorant la mort de douzaines d'individus, certains mineurs, lors des affrontements. 


Les manifestants exigaient la libération de Castillo, un radical de gauche issu de classe modeste, la démission de Boluarte - pourtant membre du même parti - la fermeture du parlement et des élections générales immédiates. Là-dessus les deux camps s'entendaient, mais il revenait au congrès d'avancer le scrutin prévu pour 2026, ce qu'il fit, mais pour 2024 seulement. 


Entre temps les tensions restent vives et la présidente est impopulaire dans une bonne partie de la population. Cette dernière a dû procéder à plusieurs changements minis-tériels, le ministre de l'éducation ayant notamment rendu sa démission, déplorant une "mort de compatriotes sans justification" durant le plus fort de la crise, ajoutant que "la violence de l'état ne pouvait pas être disproportionnée et causer la mort." 



Les violences sont notamment symboliques dans le sud quechua du pays, lieu des victoires de Simon Bolivar contre l'occupation espagnole, une région pauvre qui a connu de sombres jours durant la dictature du siècle dernier. 


Une dizaine de personnes sont notamment mortes dans la capitale régionale d'Ayacucho  lors des affrontements de décembre. Alors que de nombreux barrages ont été démantelés, certains tardaient à l'être, provocant des appels au calme. 


Les tensions restent vives entre le Pérou et le Mexique également, qui a offert l'asile à la famille de Castillo et a été accusé d'ingérence pour  avoir soutenu l'ancien président, causant le départ des ambassadeurs dans les deux pays sans cependant rompre les relations entre les capitales. C'est en fait la gauche latino- américaine qui s'était rangée derrière Castillo début décembre.



HEALTH ALERTS


With schools closed, soccer games played in front of empty stands and city-wide lockdowns, it seems like a  flashback to the fall of 2020, but this is China right now, a reminder the covid pandemic hasn't lessened its grip on the world as that regime is still choosing to apply a severe zero-covid strategy. 


The contrast is stark with the West, where much of this belongs to the past but health measures are still being encouraged as the flu season takes a severe grip on hospitals in conjunction with climbing  RSV cases among children, clogging  ICUs and making authorities rethink their policies on mask wearing. 


While Ontario and Quebec, where hospitals have been inundaded with sick children amid a Canada-wide child medicine shor-tage, have encouraged their citizens to wear masks again in public when distancing is not possible, they have come short of mandating masks, an issue which is still provoking protests. A school board meeting was cut short in Ottawa on a night trustees were supposed to vote on mask measures in school after participants were shouted down. 


But provincial health officials are struggling as the province deals with a new health crisis, mostly affecting the young. One Ontario two year old was nearly translferred to New York state because of the lack of ICU beds, but there as well  emergencies have been flooded with sick children, making access to ICU beds more difficult. In both countries staffing shortages and nursing home issues are making matters worse, and experts warn we have yet to hit the peak of the flu season. 


“This is not just an issue. This is a crisis,” told the Washington Post Anne Klibanski, president and CEO of Mass General Brigham in Boston, in an echo of cries heard throughout the pandemic. “We are caring for patients in the hallways of our emergency departments. There is a huge capacity crisis, and it’s becoming more and more impossible to take care of patients correctly and provide the best care that we all need to be providing." 


The staffing shortages come after two intense relentless years which have drained health staff, leaving some burned out and no longer willing to work in the profession. In the US more than half a million people quit their health-care and social services positions in  September alone, while according to the American Medical Association 1 in 5 doctors plan on leaving the field within two years. 


There has been little reprieve in this field despite the improved covid numbers, but thousands still die from the illness every month across the world. China, ground zero of the outbreak, has done remarkably well cutting fatalities, but this is at the cost of prolonged restrictions. Last week the country of 1.4 billion reported its first covid deaths in six months, bringing the country's official death toll to just over 5,200. 


While the achievement is remarkable, it has not come without protest in view of draconian covid fighting measures, the latest shutting schools and businesses as the capital came to a grinding halt, keeping three million people in a section of the city at home. Travelling to Beijing requires another measure that belongs to the past elsewhere, testing and quarantining during these tests. And these covid measures have sparked rare protests, including recently after a baby died after her medical care was delayed by covid restrictions. 


Protest has also gripped the world's largest iPhone producing plant, bringing production to a halt. In North America the flu, not covid, is responsible for most ICU visits, while France activated a national emergency response plan to deal with soaring bronchiolitis infections among children. This will free additional resources as the country deals with the  highest number of bronchiolitis-related hospitalizations in more than 10 years, children there and elsewhere being exposed to bugs for the first time as pandemic measures are lifted. In a single week 7,000 children had to be admitted in ICUs across France. 


While Spain has not seen the same level of outbreaks health care workers have also complained about staff shortages, coming out in massive protests while doctors staged a one day strike, decrying what they consider to be a dismantling of the public health system in favor of more private approaches. The conservative government however says it is politically motivated action by leftist unions, but there as elsewhere the aftermath of the pandemic is being felt in the industry. 


A number of European countries were witnessing the same shortage of  medicines seen in North America due to distribution and other issues. Top of the list, amoxicillin, a major antibiotic prescribed to children on both sides of the pond from Oregon state to France. That country's public health agency said shortages could continue well into the new year, even until March. 


Canada meanwhile, which has been facing child medication shortages for weeks, said a special shipment of over a million units was coming to relieve shortages, as Canadians crossed the border into the U.S., often overwhelming border pharma-cies there too. A shortage of doctors in Canada is also making the fall's health crisis more acute, leaving parents in a blind panic. Doctor shortages were also a problem in the UK, and according to one study, only made worse by Brexit on top of everything else. But all this is far removed from the Chinese reality. 


Like everyone else the Chinese have been watching the World Cup but wondering if it is happening on another planet with its full stadiums and unmasked fans. This contrast and a deadly fire in the West of the country where delayed rescue efforts were blamed on covid measures sparked nationwide protests the likes of which have been unseen since 1989. While crackdowns ensued, Beijing did ease some of the restrictions following the unprecedented unrest, but stuck to the overall goal of its "zero covid" strategy.


FOOT ET CONTROVERSE


Le coup d'envoi de la coupe du monde a eu lieu sur fond de controverse. Juste avant leur match inaugural, les joueurs allemands ont posé pour la photo de famille la bouche couverte. Le message était dirigé à la FIFA, qui avait interdit le port d'un bandeau protestant la discrimination au Qatar. 


Le pays hôte était sous les projecteurs à la fois pour son traitement des migrants ayant rendu la construction des stades possible et ses commen-taires sur les visiteurs homosexuels lors d'un tournoi qui, de l'aveu d'un ancien président de la FIFA, n'aurait jamais du avoir lieu dans ce pays du Golfe. 


Sepp Blatter a émis ces propos à quelques jours du coup d'envoi alors qu'Amnistie internationale condamnait les conditions des travailleurs étrangers au Qatar, le tout pendant que la controverse entourait les propos de l'ambassadeur de la Coupe du Monde sur l'homosexualité. 


Les visiteurs gays sont bienvenus pourvu qu'ils obéïssent aux règles locales, conservatrices, déclare Khalid Salman, avant de décrire leur sexualité à titre de "déviance mentale". Quelques jours plus tard on rapportera l'interdiction d'accès aux sites de spectateurs arborant des arcs en ciel. 


Le Qatar tentait déjà de mettre de l'eau sur les flammèches d'un rapport d'Amnistie déplorant le traitement des travailleurs migrants essentiels à la construction des nombreux sites du Mondial, un sujet qui a déjà provoqué des appels au boycott. Certaines municipalités de la France au Danemark ont d'ailleurs décidé de ne pas diffuser les rencontres sur les places publiques comme on aurait pu le faire dans le passé, certains partisans préférant même ne pas partir leur téléviseur. 


Ces positions sont surtout fortes en Allemagne, les spectateurs y ayant déployé des banderoles faisant appel au boycott pendant les rencontres de la Bundesliga. Le Bayern a d'ailleur été critiqué en raison de son partenariat avec Qatar Airways, une entente qui pourrait être revue dans un avenir proche. 


Quand à Blatter, l'ancien patron de la FIFA estimait en veille de tournoi que l'octroi de la Coupe du monde à ce petit pays d'à peine 3 millions d'habitants pas particulièrement brillant en foot avait été "une erreur". Ce pays est trop petit, dit-il en entrevue, le soccer et la Coupe du monde sont trop imposants pour sa taille." 


Autant constater que le prochain Mondial est l'affaire de trois pays totalisant une population de plus de 500 millions d'habitants. "C'était une mauvaise décision. Et j'en suis responsable puisque j'étais président à l'époque", ajoute-t-il. C'est notamment en raison des pressions exercées par l'ancienne étoile française Michel Platini, lors d'une réunion avec le président français à l'époque, Nicolas Sarkozy, que le Mondial est allé au Qatar au lieu des Etats-Unis, note-t-il. 


Ce dernier fait aussi remarquer que son successeur a choisi de déménager au Qatar récemment, ajoutant: "Qu'est-ce que la FIFA peut faire si son président se trouve dans le même bateau que le Qatar?" 


Amnistie proposait l'établisse-ment d'un fonds de plusieurs centaines de millions de dollars pour compenser les familles des travailleurs morts, sans retour d'appel à Doha. Le pays hôte fait par ailleurs l'objet de reproches de la part d'écologistes qui remettent en question sa prétendue organisation de Mondial "zéro carbone". 


Mais rien de tout ceci pour décourager le Qatar qui, satisfait de l'organisation de son Mondial, pense déjà à une candidature olympique en 2036. Evidemment les Jeux ne pourraient pas avoir lieu l'été.




FALLING SHORT


As Canadians guiltily lingered on patios late into the fall and Europeans gathered on beaches, it was hard to deny the record setting weather was agreeable, but also a troubling result of global warming. Pleasant, specta-cular even at times, if only limited to those few moments of calm before the storm. Before the cold winter, and more worsening weather patterns. A mirage of pleasure, a delusion of ephemeral bliss. 


Climate change was also melting glaciers like never before, spreading drought and accompanying famine in Third World countries as well a stirring up more storms of the century and catastrophes regardless of wealth or region. In fact some 15,000 deaths in Europe were a result of heatwaves this year according to the World Health Organization. 


This was not lost on attendees of this year's COP27 environ-mental summit, one carried out as many came to the conclusion that goals limiting temperature rises to 1.5C degrees above pre-industrial levels by the end of the century were not realistic despite the world's best efforts. And the world hasn't been making its best efforts. The planet was more likely to see an increase of 2.4C if it tried harder, but right now the temperature rises looked more like they would reach 2.8C. 


We already stand at 1.15C above pre-industrial times and once more UN Secretary General Antonio Guterres was left to prepare another shock message, this one entitled "chronicle of climate chaos" while climate activists demonstrated near the summit site of Sharm-el-Sheikh, Egypt, as well as elsewhere, splashing famous works of art or glueing themselves to them in art galleries and museums. "We are on the highway of climate hell with our foot still on the accelerator," warned Guterres. 


The UN called progress on cutting emissions since last year's Glasgow gathering "woefully inade-quate". COP26 had called for a phasing down of the use of coal, but its use has been on the rise as a result of the war-caused energy crisis in Europe, leaving countries to abandon green measures in a desperate attempt to stay warm and keep the lights on this winter. 


Winding down deforestation by 2030 has also been on the agenda as well as targets to cut methane emissions. This had caused some commotion in environment-friendly New Zealand where farmers slammed domestic policies taxing emissions from animals, the infamous "burp and fart tax". 


Looking forward, COP27 sought to tackle a topic long dear to Third World countries: compensating poor nations suffering the brunt of a global warming largely caused by the actions of leading economies. "The inclusion of this agenda reflects a sense of solidarity for the victims of climate disasters," noted COP27 president Sameh Shoukry. Pakistan said it would seek compensation and debt relief after devastating floods that cost the country some $30 billion. 


"Millions of people are going into winter without shelter or livelihood," stressed prime minister Shehbaz Sharif. "Women and children are still looking to us to protect their basic needs." Some countries such as Canada are fine with the idea of compensating poorer nations, but won't be held 'liable' in the process. 


European countries have even gone as far as advancing possible figures. Germany says it will make  €170 million available for such a fund, while COP26 host Scotland considered something in the area of $10 million and spearhead Denmark some $18 million. But sometimes the green agenda alone has been hard to keep top of mind considering other global crises such as inflation and war in Europe. 


But if anything the crisis in Europe should encourage nations to act faster on climate shange, argued newly-minted UK PM Rishi Sunak. "Climate and energy security go hand in hand," he said. "Putin's abhorrent war in Ukraine and rising energy prices across the world are not a reason to go slow on climate change. They are a reason to act faster." 


If anything, countries may seek to do just that to actually cut costs down the road. Canada's Parliamentary Budget Officer said last week climate change was already costing the economy billions. According  to his analysis Canada's GDP was 0.8% lower  due to lower agricultural output, higher energy use and disruptions due to weather.  


And even if every policy announced to fight climate change was carried out, the impact on the economy is still expected to grow to 5.6% by the end of the century. Clamoring for action, activists were also protesting the heavy presence of members of the fossil fuel lobby at this year's summit, over 600 lobbyists from the oil and gas sector having been registered. 


"The explosion in the number of industry delegates attending the negotiations reinforces the conviction of the climate justice community that the industry views the COP as a carnival of sorts," opined  Kwami Kpondzo of the Friends of the Earth. The lobbies however say their presence is necessary if only to discuss how measures should be implemented. 


But as the summit ended  the prospect of a final declaration that did not include solid targets upset activists seeing it as proof objectives were being watered down at a time they needed to be reinforced.  Certainly many were underwhelmed by the first drafts of a final agreement that repeated many of  last year's goals of accelerating measures to reduce reliance on coal and phase out fuel subsidies, but did little more than welcome the debate on launching a fund for countries  suffering from climate change while not providing any details.


LE RETOUR DE BIBI


Il y a les éternels de la politique comme les despotes et présidents à vie, puis il y a ceux qui réussissent, parfois malgré des controverses, à se frayer un chemin au gouvernement encore et encore. 


Après le retour de Silvio Berlusconi au sein de la coalition de centre droite en Italie, vient celui de Bibi Netanyahu, membre d'une semblable coalition radicale israélienne. Deux person-nalités éternelles de la politique à la tête de pays constamment aux urnes - il s'agissait de la cinquième élection depuis 2019 en Israël - survivants d'une descente aux enfers politique qu'ils n'auraient pu réussir ailleurs. 


Evidemment Lula aussi a été ré-élu au Brésil malgré sa condamnation pour corru-ption, avant d'être blanchi par la cour brésilienne. Netan-yahu cependant se retrouve à la fois en plein procès et désigné pour former le prochain gouvernement alors qu'il retrouve sa place dans l'échiquier politique tornitruant du pays hébreu. 


En fin de compte son bloc d'extrême droite a été composé de 64 sièges, dont la moitié appartenant à son parti de droite Likoud, sur les 120 sièges du Knesset, devançant le parti centriste Yesh Atid du premier ministre sortant Yaïr Lapid. Comme Lula Bibi est un vétéran septuagénaire qui n'en est pas à son premier bal. 


"J'ai de l'expérience, j'ai fait quelques élections... notre chemin, celui du Likoud, a prouvé qu'il était le bon," lançait-il devant des partisans réunis à Jérusalem. Certains opposants, dont l'ancien du Likoud et ministre de la Justice Gideon Saar, étaient alarmés par le risque de voir Israël se diriger vers une "coalition d'extrémistes" menée par Netanyahu et les autres membres de son bloc. 


Parmi eux Itamar Ben Gvir, une étoile montante issue des colonies qui avait fait appel à l'utilisation de la force contre les Palestiniens: "Les gens veulent marcher en sécurité dans les rues, que nos soldats et policiers ne soient pas pieds et poings liés". Ce dernier et un autre allié de Bibi, Bezalel Smotrich, ont doublé leur appui lors de ces élections. 


"Israël est sur le point d'entamer une révolution de droite, religieuse et autoritaire, dont le but est de détruire l'infrastructure démocratique sur laquelle le pays a été construit", estimait le quotidien de gauche Haaretz. Il pourrait s'agir d'un jour sombre dans l'histoire d'Israël". Même souci dans le camp arabe divisé. 


"Les résultats montrent que Netanyahu a le plus de chance de former un gouvernement avec des fascistes à ses côtés, s'est inquiétée Aïda Touma-Suleiman du parti Hadash-Taal. Et cela nous préoccupe grandement (...) car cela témoigne de la direction que prend ce pays et ce qui attend les Palestiniens qui y vivent". 


En attendant le procès pour corruption se poursuivait à Jérusalem avec le témoignage d'employés de compagnies qui auraient fourni des produits de luxe achetés pour le compte de Netanyahu et son épouse.    


NOT THE EXPECTED MIDTERMS


Considering the president's low popularity numbers, the high inflation and traditional midterm bleeding by the party holding the White House, Democrats were trying to limit the losses and avoid the much touted "red wave" in this year's U.S. elections, and while much was up in the air days after the vote it quickly appeared they may have managed to do just that, infuriating a former president itching to throw his hat back in the ring and making Republicans ques-tion their leadership. 


Donald Trump, who retains a large following and still draws crowds, announced this week he would seek a third run at the presidency, but the electoral results may have made the contest for the Republican presidential candidate in 2024 all the more competitive. Republicans did end up seizing the House of Representatives, but with a slim margin, and failed to win the Senate. 


One GOP winner emerging early election night was Florida Governor Ron DeSantis, a potential 2024 contender who won handily in a state that did not see a single Democrat win a contest on election night. Observers say this makes him a strong candidate to run for president, to the   dismay of sunshine state resident Trump, who refused to change plans to announce his candidacy despite the reluctance of many in his own party. 


In fact election night saw a number of candidates endorsed by Trump stumble, leaving Republicans to consider whether making him the presidential candidate is worth the divisions it may cause within the party. This was causing new divisions in a country already torn between party lines, as the vote also divided Americans on the issues of abortion, a top  concern among Democrats, and inflation mostly alarming Republicans. 


The campaign had mobilized current and recent presidents, whipping up the vitriol in aggressive campaign ads as reports of violence targeting politicians worsened. Among them the home invasion targeting the husband of outgoing House speaker Nancy Pelosi, not only a testimony of the insecurity lived by elected officials and their families but a clear display of entrenched divisions, as Republican supporters mocked the violent incident. 


To former president Barack Obama, this heralded tough days ahead, seeing the incident as the result of personal and violent political rhetoric. "This habit we have of demonizing political oppo-nents, saying crazy stuff. It creates a dangerous climate," he said in a campaign stop. But voting day was relatively peaceful, and to some observers, the midterms did accomplish sending a message against extremism, even if a number of winning candidates still deny the results of the 2020 election. 


The night's result however wasn't sure to settle the debate about that other 2024 candidate. But while exit polls overwhelmingly gave Biden thumbs down, including people who said they were voting for Democratic candidates, the US president said this would not factor in his decision whether to run again in two years, telling a reporter: "Watch me." The Economist magazine however suggested Biden could make a graceful exit to remind us what true statesmanship is all about. 


In the meantime however there seemed to be some light at the end of the inflation tunnel, at least in the US, where slightly improved inflation numbers led the markets to register their best day since 2020. But recession fears still gripped many, no matter what their affiliations. 


Overall Americans are so concerned about the state of the nation two thirds of them say the country is at its lowest point, and more than a quarter are so stressed about it they have a hard time functioning, according to the American Psychological Association, noting that previously "politics didn't seem to be a driving stressor."




LE RETOUR DE LULA


Au Brésil aussi, faut-il le croire, un mandat en était assez après quatre ans d'un Donald Trump de l'hémis-phère sud. Et comme aux Etats-Unis deux ans plus tôt, le camp perdant ne s'est pas empressé de reconnaitre la défaite. 


Jair Bolsonaro a pendant quelques jours gardé le silence après le dévoilement des résultats, lui qui avait remis en cause le processus électoral, dont l'usage d'urnes électroniques, mais dut reconnaitre qu'il avait été défait par son rival de gauche, l'ancien président Luis Inacio Lula Da Silva, au second tour avec 50,9%  des suffrages. 


C'était, il faut le dire, bien plus serré que prévu. Mais en fin de compte même l'appui de l'étoile Neymar n'a pas été suffisant afin de sauver ce mandat présidentiel unique. Tout comme Trump, Bolsonaro a été défait par un vétéran de la politique septuagénaire, aussi vieux que Joe Biden lorsqu'il a été élu il y a deux ans. 


Après une vague de victoires de la droite en Europe, la soirée a rassuré un peu la gauche progressiste des grandes nations. A un moment où les Démocrates se font du souci à propos de l'âge de Biden à deux ans de la présidentielle américaine, Da Silva n'est pas, faut-il le rappeler, tout à fait au plus haut du palmarès des présidents les plus mûrs. 


Mais ceux qui y figurent semblent être soit du genre autocrate, comme le camerounais Paul Biya (89) soit de contrées plutôt troublées, comme le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas (86) ou le libanais Michel Aoun (89), qui a d'ailleurs récemment quitté son poste alors que le pays traverse une imprtante crise. 


La campagne brésilienne féroce n'a pas manqué de feux d'artifices, notamment lors d'un débat télévisé au courant duquel Bolsonaro a traité son rival de "traitre" et d'"ancien détenu" pour avoir passé du temps en prison pour corruption, alors que ce dernier l'a traité de "menteur". 


C'est l'annulation de sa sentence par la Cour suprême qui a permis à Lula de se présenter à nouveau cette année et d'être l'auteur d'un retour politique spectaculaire. Il devra dorénavant s'attaquer aux problèmes de faim, d'inflation et de chômage qui s'abattent sur le pays, qui se remet d'une gestion assez catastrophique de la pandémie et de l'écologie. 


Entre temps dirigeants et politiciens du monde entier n'ont pas attendu la réaction de Bolsonaro avant de féliciter son rival. Parmi eux le président français mais aussi l'ex-candidat de gauche Jean-Luc Mélenchon: "Le Brésil populaire et les pauvres deviennent la priorité, dit-il. Les complots policiers et judiciaires, la prison et le pilonnage médiatique ont échoué." Malheureusement des blocages persistaient, des partisans de Bolsonaro furieux barrant plusieurs artères après la sortie des résultats. 


Lula pour sa part espérait mettre fin aux divisions. "Je suis ici pour gouverner ce pays  qui traverse une situation trés difficile. Mais je crois qu’avec l’aide du peuple nous trouverons une sortie pour que ce pays puisse reprendre sa vie démocratique de façon harmonieuse et que nous puissions rétablir la paix entre des gens qui ont des opinions divergentes." Une des tâches sans doute les plus difficiles sur la planche brésilienne.   Alors que le camp Bolsonaro n'a pas félicité les vainqueurs il s'est engagé à commencer le processus de transition, un début.



THEN CAME SUNAK


White Italy's new far right government may not be to everyone's taste, at least the country known for its usual political chaos is enjoying some period of relative stability. This cannot be said of a country further north better known for its bland food and tight upper lip. 


Days after the resignation of short-lived Liz Truss, Rishi Sunak became the latest British prime minister to pass through Downing Street's revolving doors. Unlike the others before him however he is the first British leader of Indian heritage, the first Hindu to hold the post, and the first to meet with the new monarch before assuming office. 


The election of the former chancellor of the exchequer and ex-chief secretary to the treasury comes after former PM Boris Johnson cut short his vacation to throw his hat in the ring only to back Sunak in the end. Some critics seeing Johnson willing to re-enter politics, despite being ousted following a set of scandals, had called for a general election, but may now be willing to give the 42-year-old father of two a chance to form government and end months of instability, being the third PM in weeks, the fourth in three years. Sunak's remaining opponent Penny Mordaunt also conceded, leaving him to take the leader-ship. 


While it still pales compared to Italy's instability, as Rome ushers in its 68th government in 76 years, it seems the post of head of government in Britain has been rattled by Brexit like everything else, and now the leadership as well has been steadily heading for the exit. Truss resigned shortly after losing the support of cabinet ministers in the wake of her first budget. Sadly her tenure was more akin to Canada's Kim Campbell's or Sweden's Magdalena Andersson's, both short-lived premiers, than personal inspiration Margaret Thatcher, who in contrast was Britain's second-longest serving premier. 


It was in part because her mini-budget was not quite what the late Iron lady would have had in mind that Truss has come and gone, declaring herself unable to deliver the mandate on which she was elected. By then she had lost a cabinet secretary and the confidence of those who had backed her for those few weeks. 


And not all did, leading to a troubled mandate from the start. By stepping aside Johnson hoped the party could rally around Sunak, the former London mayor's ephemeral candidacy having sparked concerns of deep division considering the many party members who had quit in droves when Johnson was still clinging to power, among them Sunak himself. 


European counterparts had also considered Johnson's depar-ture good riddance. Sunak's rise to the post comes after relatively few years in office, having first been elected in 2015 and becoming the youngest PM in over a century. Perhaps the type of youth Britain needs to gets its politics and economics in order. 


In the mean time Sunak is dismissing calls for a general election, stressing his mandate was one his party was elected on. “A mandate that says we want a stronger NHS, better schools, safer streets, control over our borders and levelling up, that is the mandate that I and this government will deliver for the British people."



CLINGING TO POWER


Demonstrations on the anniversary of the year-old coup in Sudan caused more bloodshed, dashing the hopes of citizens previously elated to witness the end of Omar  Bashir's 30 year reign, but devastated that democracy failed to progress since. Sadly these tales are too familiar on a continent which saw other men in uniform and presidents cling to power again this year, many struggling with the continents' rise in militant attacks. 


In Burkina Faso, which saw no less than two coups over the last months, Capt. Ibrahim Traore sits as interim president as the transition prolongs itself, as it usually does. 


In Guinea the junta leading the country has extended its stay in power but says it will turn the keys over to a civilian government in two years rather than three, following intense interna-tional pressure. But no one knows when the transition will actually begin. In Chad, dozens were killed when protesters demonstrated against the two-year extension of president Mahamat Idriss Deby's mandate. There's no lack of courage in these asymetrical clashes between the security forces and unarmed protesters. 


In Sudan  over 120 people have been killed since Gen. Abdel Fattah al-Burhane's coup and yet protesters erected barriers anew recently to impede the progress of military forces. Demonstrators have been holding the line throughout, refusing to negotiate with the junta anything short of a return to civilian rule. 


Meanwhile international aid is being withheld towards this country very much in need.  Coming into power al-Burhane had infuriated the citizenry, arresting civil leaders which had been part of a power-sharing agreement when Bashir was deposed in 2019. Few expect the promised 2023 elections to take place and international mediation is going nowhere, leaving one of Africa's largest countries struggling with instability at a time it is facing food shortages and outbreaks of famine. 


Further West the fight against Islamic insurgents has been behind a number of coups. The bloody attacks are not sparing the military in Burkina Faso, which is also facing dire food shortages. Over a dozen were killed at the end of October in an attack on an army base in the country rattled by instability. The continuing attacks by the insurgents, who have ties with al-Qaida and the Islamic State, ongoing since 2015, have spurred soldiers to overthrow the government in September, the second coup this year. 


Traore was sworn in several weeks after Paul-Henri Sandaogo Damiba was removed in a coup, pledging support for a transition leading to elections no earlier than July 2024. “We are confronted with a security and humanitarian crisis without precedent," he said. “Our aims are none other than the reconquest of territory occupied by these hordes of terrorists,” adding “Burkina’s existence is in danger”. 


Observers point out he will be pressured to deliver or face his predecessors' fate, but must compose with a divided military containing members loyal to his predecessor. The insurgency is making it difficult to provide aid to needy citizens. The UN called the humanitarian situation in Burkina Faso so dire that some women and children have eaten only leaves and salt for weeks. 


“Growing insecurity and blockades in many areas have left communities cut off from the rest of the country and facing growing hunger. Aid workers are struggling to reach these people who need assistance,” the UN's Martin Griffiths said in a statement. A quarter of the population – nearly five million people – is in need of emergency assistance. 


The continuing struggle against rebel groups also prompted coups in Mali, Guinea and Chad in the last few years. The junta proposed a 36-month transition in Guinea, but when this was rejected by the opposition went on to ban any public demonstrations, sparking occasional clashes with protesters. 


In Chad people have similarly marched against the continuing rule of Mahamat Idriss Deby, who succeeded his father after he was assassinated last year. The opposition called making him successor a coup but agreed to let him act in the interim for 18 months, before the extension of power was announced, sparking clashes. Dozens were killed in protests in a single day last week as security forces used live bullets to disperse them. 


Meanwhile the US has blamed the worsening  security crisis in Mali on the presence of Russian mercenaries, who have taken over military roles once led by now banished French forces, which are reassessing their fight against insurgencies in the whole region. Human Rights Watch blamed Islamic armed groups for killing hundreds and forcing tens of thousands to flee their villages in systematic attacks taking place since March. 


The security forces themselves have been accused of abuse by the rights group and Washington says its hands are tied helping the country since it partnered with the Russian security firm. "The Malian junta has invited in Wagner and terrorism has gotten signficantly worse", said Victoria Nuland of the US State Department, claiming that "incidents of terror" had risen some 30 percent over the past six months. 


Terror in fact has been the cry of alarm across the continent this fall after a series of attacks in Somalia, double blasts last weekend alone killing 100,  attributed to the Shebab Al-Qaida linked terror group. Terror threats in Nigeria prompted the US to evacuate its non essential staff there last week as Washington was warning another country, South Africa, about threats to its financial hub of Standton, in Johannesburg. 


The Islamic state had previously threatened to target the country for supporting counter-terror efforts in neighboring Mozambique, itself under attack by militants for the last five years.  Last week the Global Coalition to Defeat ISIS Africa Focus Group vowed to continue the fight against terrorism on the continent. It clearly has its work cut out. According to the American Enterprise Institute the explosion of Salafi-Jihadi insurgencies in Sub-Saharan Africa was the reason why the number of countries affected by the threat ballooned from 14 to 35 in the last seven years. And their impact is wreaking havoc on governments from one end of the continent to the other.



LA RÉVOLTE


L'interruption a duré quelques instants mais était digne d'un film holly-woodien. Alors qu'est présentée une intervention de l’ayatollah Khamenei en présence d'autres dignitaires du régime à la télévision d'état iranienne l'image coupe et présente un masque blanc presque caricatural, les sourcis épais, sur fond noir, puis passe aussitôt à une image de l’ayatollah entouré de flammes et visé par une cible balistique rouge. 


Il est accompagné des photos de quatre femmes, victimes du régime islamiste tuées lors de manifestations, puis des textes: «joignez-vous à nous et levez vous» et «le sang de nos jeunes dégouline de tes doigts». 


Alors que le régime tente de couper internet pour empêcher la prolongation des manifestations qui ne se gênent plus de parler de nouvelle révolution, la transmission piratée se fait sur les ondes télévisées par un groupe qui en même temps sur les médias sociaux clame: « Le printemps arrive » et parle de transmettre dans un avenir proche «la bonne nouvelle du renversement du régime». D'habitude les pirates informatiques iraniens s'en prennent à l'Occident. 


Parmi les photos sur écran, celle de la jeune fille kurde de 22 ans, Masha Amini, embarquée il y a plus d'un mois puis brutalisée par la police des moeurs pour port "inapproprié" du voile. Sa mort par la suite lance une vague sans précédent de manifes-tations qui ne s'emparent non seulement de la capitale mais du pays entier, souvent avec des conséquences sanglantes. 


En peu de temps plus de 100 personnes auraient été tuées avec un mombre encore plus important de personnes blessées et arrêtées depuis les premiers éclats et la répression accompagnant ces manifes-tations regroupant des femmes osant se promener sans voile dans ce pays achi conservateur,allant jusqu'à le brûler sous l'applaudissement des foules. Parmi la nouvelle vague de victimes une ado de 16 ans, Nika Shakarami, filmée en public brûlant son voile, entourée de manifestants faisant appel à la fin du régime. Elle disparait dans le tumulte qui suit, ayant juste le temps de dire à ses amis qu'elle a la police aux trousses. 


Les autorités se défendent par la suite, niant tout lien entre sa mort et les manifestations, mais les victimes de la répression sont trop nombreuses pour convaicre sa propre mère. Puis ce genre de mort sous détention fait partie de la règle. Il y a presque 20 ans déjà la canado-iranienne Zahra Kazemi connaissait le même sort dans la prison d'Evin, qui avait déjà alors la réputation qu'on lui connait. 


Les manifestations, bien que rares en Iran, ont bien eu lieu de temps en temps à travers les années, tout récemment pour protester contre la chèreté. Les dernières pourraient-elles vraiment faire changer les choses? L'histoire se répète, mais certains parlent tout de même d'un point tournant. Selon l'expert des questions iraniennes Roham Alvandi "alors que dans le passé on voyait les manifestants fuir (la répression) cette fois on voit de jeunes personnes non armées lui faire face et je pense que ce genre d'image de bravoure est problématique pour le régime car cela encourage une opposition encore plus forte et une plus grande résistance des gens, dit-il à la BBC. A mon avis il s'agit du début de la fin de la république islamique." 


Ce genre de déclaration a été entendu plus d'une fois lors de manifestations qui ont pu avoir lieu à travers les années depuis la révolution, notamment celles qui ont comdamné des élections douteuses en 2009. Mais la révolution de 1979 a d'ailleurs elle-même pris plus d'un an à s'installer, rappelle-t-il, et ne s'est pas faite du premier coup. Mais Alvandi estime qu'après les derniers incidents le régime a "perdu toute légitimité" au pays, lui qui traine déjà l'image d'un paria à l'international. 


De nouveaux martyrs voient ainsi le jour en Iran, où ce genre de sacrifique est honoré, mais cette fois des martyrs jeunes et tous aussi déterminés contre le régime des mollahs qui impose une vision stricte de l'islam. Pendant ce temps Téhéran accuse les Etats-Unis et Israel, anciens démons, d'être derrière la révolte et prétend que la jeune kurde est morte de conditions pré-existantes et non de brutalités, une version pas sûre de convaincre les manifestants qui continuaient leurs gestes. 


Pour Mehdi Khalaji du Washington Institute, les manifestations qui se déroulent depuis la mi-septembre sont différentes des autres pour plusieurs raisons, notamment le fait qu'elles ne sont ni causées par les conditions économiques, sévères sous les sanctions internationales qui se sont raffermies ces derniers jours, ni par une décision politique. Elles ont un caractère plus vaste, portées par le slogan "femmes, vie et liberté", et des jeunes portés à condamner le régime  sans être entrainé par le clergé, les réformistes ou les dissidents. 


D'ailleurs le fait que des femmes, surtout jeunes, soit à l'avant plan de ce mouvement est inédit, selon la sociologue Azadeh Kian, et ceci va se poursuivre car pour la première fois le nombre de femmes hautement instruites dépasse celui des hommes en Iran, ces dernières rejetant des lois et institutions achaïques du régime. Elles ne sont pas seules car les hommes ont d'ailleurs rejoint le mouvement, déclencheant des grèves. 


Le mouvement a provoqué des manifestations à travers le monde et notamment en Afghanistan, dans un pays où ce combat est d'actualité depuis le retour des talibans au pouvoir. Y circulaient les mêmes slogans de "Femmes, vie, liberté", certaines affiches osant déclarer: "L'Iran s'est levé, c'est à notre tour" et "de Kaboul en Iran dites non à la dictature." Les conséquences de ces gestes de bravoure ont été sévères envers les femmes y participant. Mais ce même lien pour les rassembler: le courage. Les drames cependant se poursuivent. Fin septembre 66 manifestants trouvaient la mort au Balouchistan. Puis cette semaine on redoutait le sort d'une grimpeuse qui avait participé à une compétition internationale sans voile. 


PRICEY OIL CUTS


Every week food price protests rock another country, from South America to Europe and Asia, as inflation takes its toll on the world's poorest and not so poor, leaving countries struggling to try to give their citizens a break. 


Over the summer, the one reason to cheer was the gradual lowering of gas prices after hitting $120 US a barrel, but OPEC's decision to cut production and boost prices, despite Western appeals and with Russia's blessing, have deepened the energy crisis in addition to hurting consumers, hitting Europe in particular, Moscow standing accused of sabotaging gas pipelines going West. 


As the old continent enters the fall under a cloud of uncertainty, countries and cities have been doing what they can to reduce their consumption, from turning off some public lighting from Egypt to Denmark, to closing public pools in France, made unaffordable due to soaring energy prices. But this is hardly enough to ease pressures, some countries restarting cole plants abandoned during environ-mental blitzes out of pure desperation. 


Such desperation in fact that even energy-rich Qatar, among a number of Gulf nations gaining billions from rising energy prices, observed  the situation had caused Europe to do a u-turn from green energy, adding environmental concerns to energy and inflationary worries. "Sadly, the growing economic burden has fizzled the euphoria over the series of energy transition plans, causing severe erosion in public support for reducing carbon emissions," state minister for energy Saad al-Kaabi told a conference in Japan. 


"Many countries particularly in Europe which had been strong advocates of green energy and carbon-free future have made a sudden and sharp U-turn. Today, coal burning is once again on the rise reaching its highest levels since 2014." 


And not just coal. Germany, which intended to shut its three remaining nuclear power plants this year, announced it would keep at least two of them running until April 2023 to make it through the coming winter. The European Parliament had backed EU rules this summer which considered investments in gas, such as what Qatar has to offer, and nuclear power plants, as climate-friendly. 


While even activist Greta Thunberg seems to agree, the developments was not sure to please some participants of this year's COP summit, at a time rising prices on everything may also translate into rising emissions. The higher oil prices are also threatening to drag on the conflict in Ukraine, as they stand to fill Moscow's coffers, further funding the attack against its neighbor, and driving a wedge between the West and their Gulf  energy suppliers. 


US President Joe Biden said there would be consequences after Saudi Arabia moved to cut oil production, a decision the White House said sided with Moscow despite Biden's controversial visit to the kingdom this year, trying to improve relations soured by the assassination of a journalist. 


Ukraine's grid is the most threatened heading into winter after the barrage of recent Russian strikes hit power infrastructure. Russia mean-while was receiving the head of the UAE as it sought closer relationships with Gulf allies, the latter having become a haven for Russian billionaires fleeing sanctions, while still providing key air links with Moscow. 



OCTOBER CRISIS


Going nuclear, the expression has lost its true meaning enough to enter conventional speech. It's not the n-word commonly warned about but one which is rearing its ugly head as Vladimir Putin considers his dwindling options, and further east, as North Korea's recent barrage of rockets, including one which overflew Japanese territory, formed part of a "simulated" nuclear attack on its neighbor. 


While chances of a nuclear attack in both cases remain remote, the doomsday clocks seems to have inched ever more closer to midnight. Rhetoric may have something to do with it after the US president surprised his own advisors, calling the current escalation with Russia the most threatening environment since the Cuban missile crisis. Many note the president may have exaggerated, but others point out the intervention certainly underscored the seriousness of the ongoing crisis in Ukraine. 


A former British national security adviser called the threat to the world the greatest since the Second World War. More recently Putin reacted with conventional weapons when he fired missiles into various civilian areas of Ukraine after the destruction of a key link between Russia and Crimea. 


But the Russian president has raised the issue of nuclear weapons in the past and again recently, leaving some observers to fear how he would react if further Ukrainian military successes backed him into a corner. NATO warned Moscow last week of the serious consequences it faced if it used nuclear weapons in a desperate bid to win the upper hand in the conflict, which has yielded numerous battlefield losses, most recently in territory Russia said it was annexing in the east of the country. 


Following the latest attacks against his country president Volodymyr Zelen-sky said he would officially apply to join NATO, a move Moscow responded would start no less than the Third World War. The EU wasn't lowering the tone either, an official saying the Russian army would be "annihilated" if it used nuclear weapons, language harkening back to the Cold war. The statement, oddly, came from the EU's foreign policy chief Josep Borrell, which said that the West's response would not be nuclear but powerful no less, calling this a "serious moment in history." 


The alarming rhetoric it seems it being used on both sides of the conflict. North Korea meanwhile has fired over half a dozen rockets into nearby territorial waters in what it called a simulated attack on its southern neighbor. But one of those missiles, in a rare display of range and aggression, sailed over Japan, sending citizens that only know too well the consequences of a nuclear attack, into panic mode. 


Pyongyang said it launched two long-range cruise missiles that were able to carry nuclear weapons and that its tactical simulation was in response to recent joint US-South Korea military drills. "North Korea's cruise missiles, air force and tactical nuclear devices are probably much less capable than propaganda suggests," opined Leif-Eric Easley of Ewha University in Seoul. "But it would be a mistake to dismiss North Korea's recent weapons testing spree as bluster or sabre-rattling." 


North Korea also flew fighter jets close to the demilitarized zone, making South Korea scramble jets as a result. It did nothing to calm tensions that all parties, not just North Korea, were conducting nuclear drills. NATO and Russia have also been proceeding with nuclear exercises, a regular upkeep of preparedness levels held this year in a charged up atmosphere.



THE HARD RIGHT



While the far right came short of taking power in France again this year, its successes were evident elsewhere on the old continent, carried by a wave of often xenophobic populism. After the shock in Sweden earlier in the month, it was for Italy to carry the hard right to power in September. 


The right-wing coalition gathering Matteo Salvini's League, Silvio Berlusconi's eternal Forza Italia and Giorgia Meloni's Fratelli d'Italia swept legislative elections, likely bringing to power the first woman prime minister. 


Ironically the Scandinavian upset earlier had ousted that country's short-lived first female premier, for a second time this year, in the country better known for its progressive and inclusive politics. But this had changed over time as a party originally associated with Neo-Nazis, the Swedish Democrats, became the second largest party in the Riksdag. 


Once ostracized from Swedish politics, the SD eventually won over the Moderates, who allowed them to run in tandem in order to oust Magdalena Andersson's Social Democrats. A pact with the devil on the right? The SD's popularity had risen dramatically in recent  years as the country struggled with growing violence and policies to integrate thousands of migrants welcomed into the country following the Syrian crisis.


The SD watered down some of its tougher messages, appealing a bit to more centrist voters, but the slogans sounded familiar. "It's time to make Sweden good again," declared Swedish Democrat leader Jimmie Akesson after the win. While the SD will take 73 seats in the legislature, more than the Moderates, the government will likely come under the leadership of Ulf Kristersson, leader of the more traditional conservative party. 


In Italy however, it was firebrand Meloni herself who looked to take the helm in the eternal city. She would become arguably the most right-wing leader since Mussolini after her Brothers of Italy party scored 26% of the vote, a remarkable gain after scraping barely 4% in the 2018 elections. They too had made their messages more appealing to centrist voters over time. 


"There is this idea in Italy that we have tried everyone else, so let's try her now," told Reuters Wolfango Piccoli of political risk consultancy Teneo. The 45-year-old leader has promised to slash immigration and taxes and made a name for herself condemning the government's covid health measures. "Meloni is a great communicator but faces significant economic constraints and doesn't have much experience, so she will probably not enjoy a long honeymoon," Piccoli said. 


It will be a few months before the government is formally in place in Italy, and the form it could take is causing some concern among observers. "Frankly we don't know what we're going to get," said former White House official Larry Haas. "Obviously she's tried to mainstream extreme opinions in the lead up to the election". Still "people are concerned that we're looking at another Viktor Orban and illiberal types of democracy," he added, referring to the hard right regime in place in Hungary. 


Spain has also seen a rise of the hard right following the recent regional successes of party Vox. In fact Meloni saw the Iberian peninsula continuing the march of the hard right on the continent. “I hope my victory paves the way for the triumph of Vox in Spain,” she told Spanish news agency EFE, to which  Vox leader Santiago Abascal responded: “Meloni has shown the path for a Europe that is proud, free and of sovereign nations, capable of co-operating for the security and prosperity of all.” Glowing promises as the continent faces high inflation and an energy crisis.


LE VIRUS RUSSE


Un virus meutrier s'abat sur la Russie depuis quelque temps. Il ne s'agit plus vraiment du covid, qui y a pourtant fait des ravages, ou de la variole du singe. Il semble frapper des victimes plutôt bien nanties, un genre de goutte de l'establishment, mais fatale et plutôt curieuse. 


Le mois dernier une des victimes se nommait Ivan Pechorin, un haut cadre de la corporation du développement de l'orient et de l'Arctique et homme de confiance de Vladimir Poutine, frappé malgré son jeune âge de 39 ans, dans la contrée éloignée de Vladivostok. Mais âge et lieu semblent peu importer. Quelques jours plus tard il s'agissait d'Anatoly Gerashchenko, autre proche de Poutine, mort à 73 ans, à Moscou. 


Au tout début de septembre il s'agissait du PDG de l'importante firme pétrolière Lukoil, Ravil Maganov, après une chute étrange de la fenêtre d'un hôpital. Gerashchenko lui avait fait une chute dans des escaliers... 


De la dizaine de victimes récentes quatre appartenaient au géant énergétique Gazprom ou à une compagnie connexe, firme au coeur de la crise énergétique européenne elle-même liée à la guerre en Ukraine. Il faut penser que le monde de l'industrie a plutôt mal accueilli les sanctions contre la Russie, et indirectement, l'"opération spéciale" du Kremlin en Ukraine. 


Peut-être pas si indirectement que ça parfois. Plus tôt cette année Lukoil avait fait appel à la paix dans ce conflit, un rare écart de conduite d'une compagnie de cette taille, quand on connait le pétrin que peuvent s'attirer les critiques de la guerre. Pas seulement de la guerre, mais du régime qui semble emporter nombre de victimes qui ont le malheur de se prononcer contre les politiques du Kremlin, surtout de son Tsar. 


Journalistes, politiciens ou anciens espions, les victimes sont nombreuses, certains ayant presque la chance de se retrouver derrière les barreaux, notamment l'opposant Alexei Navalny, d'autres dans un lit d'hôpital, comme l'ancien agent double Sergei Skripal, ou alors, plus dramatiquement, leur tombe. Parmi eux le cas notoire de l'ancien espion russe Alexander Litvinenko. 


Mais la contagion récente et fatale semble s'en prendre aux oligarques ayant non pas le permis de tuer, mais de s'enrichir... à condition de suivre les règles du jeu du Kremlin. Les écarts de conduite ont eu un effet plutôt néfaste sur leur santé depuis le début de la guerre en Ukraine, en plus de perturber leurs affaires. 


Des enquêteurs internationaux remettent en question ces "accidents" tragiques, y voyant plutôt des assassinats masqués reliés soit aux déclarations contre la guerre, soit à la corruption du milieu énergétique qui a permis à ces individus de gravir les échelons. Accidents, empoisonnements, suicides suspects, les méthodes employées sont souvent associées au monde du renseignement russe, mais un expert en géopolitique ne voit pas l'intérêt qu'aurait à gagner le Kremlin en les faisant disparaitre. 


"Les rares fois où on a pu relier ce type d'actions aux services de sécurité c'était plutôt pour des personnes avec des rôles politiques, comme l'opposant Alexeï Navalny, explique Ulrich Bounat à RTL. Là, on est vraiment plus sur des personnages économiques, qui sont des connaissances de longue date et des appuis pour aider au développement économique de la Russie". 


Les sanctions occidentales en place depuis le début de la guerre ont cependant "fortement réduit la manne pétrolière à se partager entre les différentes entreprises, poursuit-il. Tout cela attise les convoitises. Du coup, ces disparitions suspectes pour-raient être le résultat de règlement de comptes mafieux". Même si le terme peut paraitre parfois autant associé à la corruption de ce milieu des affaires qu'au Kremlin. 


D'ailleurs avec les déboires russes de la guerre en Ukraine cette automne, les critiques du pouvoir croissent à vue d'oeil, un politicien de la ville de St Petersbourg, si chère à Poutine, faisant appel à sa destitution. "On est rendu au point où les groupes libéraux et pro-guerre peuvent se retrouver avec le même but, celui de pousser Poutine à rendre sa démission, déclarait non sans risque Dmitry Palyuga. On visait les gens qui appuyaient Poutine avant mais qui se sentent à présent trahis." 


Une conseillère de cette même ville, Ksenia Thorstrom, aide à faire circuler la pétition de Palyuga, estimant que même si les mesures de Poutine sont devenues à ses yeux irrationnelles, il n'est pas totalement exclu de le persuader à quitter le pouvoir. Ceci va cependant à l'encontre d'analyses qui suggèrent que Poutine s'est de plus en plus isolé pendant la pandémie, s'attirant parfois les critiques de ses proches. La décision de mobiliser 300000 troupes additionelles, provoquant de nombreuses manifestations réprimées, semble confirmer l'entêtement de Poutine. 


Payluga explique à la chaine CNN qu'il reconnait les risques de critiquer le pouvoir, espérant que le régime ait d'autres chats à fouetter que de simples politiciens locaux. "Peut-être est-ce parce que nous sommes de simples politiciens très mineurs pour un grand pays comme la Russie. C'est peut-être pour ça que nous ne pensons pas que nous serons empoisonnés ou quelquechose comme ça." 


Chose encourageante malgré les risques et le fait que peu de membres de la Douma risquent de rejoindre son mouvement: le peu de gens qui se sont prononcés contre son initiative. "Je n'ai reçu que deux messages où on m'a accusé de choses mauvaises. C'est un niveau de haine très bas, et en revanche j'ai reçu beaucoup de soutien." Un soutien qui grandit avec la résistance à l'appel à la mobilisation militaire.... quand ses opposants ne se précipitent pas aux frontières pour fuir.  


CLASHES IN THE FORMER UNION


Decades after the collapse of the Soviet Union, old tensions and unresolved border issues are causing clashes all along the 22.4 million square kilometres of the once sprawling empire. 


While the war in Ukraine has captured much of the attention, other former Soviet republics have time and again come to blows over territorial disputes unsettled in the years that have followed the 1991 revolution, disputes in some cases going back decades. 


In September fresh fighting erupted between Kyrgyzstan and central Asian neighbor Tajikistan leaving dozens dead over a disputed area, blaming each other for violating the tenuous ceasefire in place. The Kyrgyz border force accused its neighbor of shelling its territory and initiating the violence. 


Kyrgyzstan said it evacuated nearly 150,000 civilians from the conflict area, Batken province, a strip of land isolated from the rest of the country which is bordered by Tajikistan to the south, west and north and contains a Tajik exclave. The new clashes were just a resumption of violence which had taken place as recently as last year in the contested area. 


A similiar resumption of clashes over a contested area also brought new exchanges of fire between Armenia and Azerbaijan, other former Soviet republics lying thousands of kilometres west and on the other side of the Caspian sea. More than 100 soldiers were killed in new fighting over the disputed region of Nagorno-Karabakh, a long standing contested region. 


Armenian Prime Minister Nikol Pashinyan, whose popularity has suffered at home as a result of military losses last year, said his neighbor had grabbed 10 sq. km of land, and turned to longtime ally Moscow for support. Baku claimed the opposite, saying it had been at the receiving end of Armenian shelling. 


Russia said the ceasefire it had brokered was still holding despite the clashes, which threatened to draw Moscow, already in over its head in Ukraine, and Ankara, supportive of Azerbaijan, into the conflict, which could also impact key oil and gas routes supplying Europe, a continent facing energy shortages as winter nears. 


Oddly enough, at a time of heightened tensions between the US and Russia, the crisis has brought both powers on the same side, trying to prevent a full-scale war over the disputed region. The frail peace agreement brokered by Moscow however has left Pashinyan weakened at home, forcing his troops to withdraw from contested areas.  


Clashes between the two sides preceded the creation of the Soviet Union, which sought, with its might and repression, to put an end to regional ethnic clashes. But these resumed even before the end of the Soviet empire. 


Meanwhile Moscow's current fixation with Ukraine comes at a cost to the old power. Its late reliance on North Korean weapons and call for partial mobilization is an admission that the war next door it taking a tremendous toll, according to Western intelligence. The "special operation" in Ukraine seems to have become the nightmare many feared, making clashes in the former republics pale in comparison.